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75eme anniversaire des Martyrs de la Libération

30032019Chaque 31 mars, la ville de Terrasson-Lavilledieu commémore une page sombre de son histoire. En mars, 1944,, les nazis y menèrent des actions de représailles qui ont marqué les mémoires. Récits de Lucien Cournil. Notre futur se dessine avec l’encre de notre passé.

Dans la nuit du 24 au 25 mars 1944, quatre combattants d'un maquis FTP de la région de Montignac, Gaston Baspeyras 19 ans, Raoul Guinet 36 ans, Philippe Colomer 27 ans, et René Sarrette 19 ans tomberont les armes à la main avenue Victor Hugo sous le feu de la milice. Un cinquième Pierre Chalmont, grièvement blessé aux jambes, devra sa survie au docteur Daux et aux gendarmes qui organiseront son évacuation de nuit vers une clinique de Brive.

Dans la soirée du 29 mars, après avoir déposé de forts contingents de troupes à Azerat, La Bachellerie et au Lardin, le gros de la division Brehmer -unité spécialisée dans la répression des populations qui, apportent leur soutien à la Résistance très active dans le secteur- fait son entrée à Terrasson".

Les allemands s’installent à la maison du peuple, aujourd’hui CineRoc ainsi qu à l’hôtel des Messageries, anciennement Crédit agricole.

HOTEL DE VILLE
Vue de l’Hôtel de ville avant l’incendie

Dès l’aube du 30 mars, avec des listes fournies par la milice et quelques collaborateurs locaux, des patrouilles partent dans tous les sens à la recherche des responsables de la Résistance. Mais heureusement, la plupart ont pu s’évaporer dans la nature, à la faveur de la nuit. De son côté, la Résistance armée ne pouvant faire face a la puissance de feu de la Division nazie, mais aussi pour éviter des représailles dans la population, avait décidé de se disperser vers des lieux plus cléments, en attendant que l’orage passe.

Lucien Counil
Lucien Cournil, témoin et inlassable passeur de mémoire pour les jeunes génération

Furieux de ne pas voir pu mettre la main sur les principaux responsables de la Résistance, les hommes de la Gestapo vont s’en prendre à la population. René Lascaux 37 ans, secrétaire général de la mairie, est un informateur précieux de la Résistance ; il est arrêté à son bureau. Un peu plus tard, Max Tourailles 33 ans, père de famille, co-fondateur du groupe statique FTP. Pierre Rebière est interpellé à son travail à la verrerie. Tous deux seront conduits au siège de la Gestapo. Interrogés toute la nuit, ils ne parleront pas malgré les tortures. Ce même jour, deux autres patriotes : Gaston Marty 35 ans et son employé Georges Gaucher 23 ans considérés sur la liste de dénonciation comme de dangereux salopards seront arrêtés à leur domicile et transférés au siège de la Gestapo. Après un interrogatoire musclé, ils seront fusillés dans la nuit, avenue Jules Ferry, à quelques dizaines de mètres de leur lieu de supplice.

Le lendemain, 31 mars, René Lascaux et Max Tourailles seront conduits sur la petite route conduisant de Gaubert à Preyssac. Ils seront assassinés dans une petite clairière à l’abri des regards. Le détachement va poursuivre son oeuvre de destruction en incendiant les villages de Preyssac et Tranche. Des ruines fumantes du village de Tranche, l’on retirera les corps calcinés de René Michaudel 70 ans, Henri Faurie 66 ans, Paul Ferret 17 ans et Louis Bouzonnie 38 ans. On ne saura jamais si ils ont été fusillés puis jetés dans la fournaise ou s’ils y ont été jetés vivants.

Ce même jour, un autre détachement de Brehmer, parti en direction de Marquoil, va procéder à l’arrestation de deux jeunes combattants de la liberté : Marcel Sembat 23 ans et Charles Dupuy 19 ans. Ils seront fusillés sur la route conduisant de Marquoil à Fondanger. Leurs corps seront retrouvés à moitié enfouis sous les feuilles en lisière d’un bois, et il sera interdit à la population de participer aux obsèques.

Extrait du discours de René Cournil le 31 mars 2015

P.22 23 Margontier
P.22 23 Margontier02
Vue de la Rue Margontier après l’incendie

Mots-clés : commémoration

Paroles d'ici et maintenant

Je me suis installée à Terrasson parce que c’est un magnifique cadre que nous devons faire vivre et nous approprier.

Anne-Laure Royat,
commerçante

royat

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Le selfie du moment

De Terrasson au Grand Palais


SELFIE 02Frédéric Vincent, sculpteur et fondeur de bronze, prend ses quartiers d’été dans l’échoppe Pantomyme, rue des Fontaines à Terrasson, où il expose ses gargouilles, humanoïdes poétiques. Il présente en ce moment ses sculptures dans la verrière du Grand Palais à Paris, dans le cadre du salon Art Capital. Vous pourrez le retrouver dès avril prochain, au 6 rue des Fontaines, il vous expliquera les différentes étapes propices à la naissance d’une œuvre et cette incroyable alchimie métamorphosant l’argile en bronze.


 

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